Aidez Um Khaled !

CS Syrie 15 2ALaUne_Article

« J’espère pouvoir retourner chez moi, ne serait-ce que pour une journée »

Um Khaled habitait dans la périphérie d’Alep, une des zones les plus affectées par le long conflit syrien. Même si sa maison a été détruite et que sa famille fait face à de terribles épreuves, elle garde la foi et espère qu’un jour, elle pourra retourner chez elle.

« Nous cultivions la terre », explique Um Khaled alors qu’elle se souvient de sa vie à Abu Adn Dhuhur, près d’Alep. « Nous ne dépendions de personne. Nous ne comptions que sur nous-mêmes. Nos enfants allaient à l’école, nous avions une voiture, et chacun d’entre nous avait sa propre chambre. »

Les combats ont atteint son village.

« La vie était normale jusqu’à ce que des tirs arrivent au hasard, de toutes les directions. Nous avons fui et nous sommes cachés dans notre maison. Nous ne savions pas qui tirait sur qui. Lorsque la situation s’est calmée, nous avons découvert que certaines personnes avaient été tuées, et que plusieurs de nos voisins ainsi que leurs enfants étaient gravement blessés. »

Um Khaled et sa famille ont fui alors que les attaques continuaient sur leur village.

« Nous n’avons pas pu récupérer quoi que ce soit dans la maison à cause des bombardements continus. Nous avons tout laissé derrière nous et sommes partis sans rien d’autre que les vêtements que nous portions. »

« Parfois, nous dormons le ventre vide »

Ils vivent maintenant dans un des nombreux camps de déplacés en Syrie, et dépendent d’organisations telles qu’Islamic Relief, qui les aident notamment à travers des distributions de pain régulières.

« Nous sommes nourris par de bonnes personnes. Parfois, nous dormons le ventre vide ; nous avons passé de nombreuses nuits sans nourriture ni eau. Nous n’avons aucune source de revenus à part Dieu, vous (Islamic Relief), et quelques personnes bienveillantes. Nous nous sentons effrayés et nous avons honte, car nous devons compter sur la communauté. Maintenant, au lieu de donner de l’argent, nous en demandons pour pouvoir vivre. »

« Des personnes bienveillantes nous ont donné certaines choses qui leur appartenaient, comme des vêtements, des couvertures, et des tapis, pour que nous puissions poursuivre nos vies difficiles. Puisse Dieu nous apporter son aide. »

« Nos tentes ne nous protègent pas »

Um Khaled et sa famille luttent pour s’en sortir car les conditions de vie sont difficiles au camp.

« Nos tentes ne nous protègent pas de la pluie et ne résistent pas au vent ni à l’humidité, ce qui cause de mauvaises odeurs. Depuis l’intérieur, on peut voir le ciel à cause de tous les trous au sommet de la tente. A cause de ça, mes petits-enfants tombent malades. »

« Quand parfois, nous avons besoin d’argent pour acheter des médicaments ou des articles essentiels, nous envoyons mes petits enfants chercher de l’aluminium et du cuivre pour les revendre. Après un long et difficile travail, nous pouvons acheter ce dont nous avons besoin. »

« Certains enfants se réveillent terrifiés »

« Nous avons peur de la tournure que prendront les choses ; nos enfants vont perdre leur droit à l’éducation et à la santé, ce qui contribuera à la destruction de leur avenir. Certains enfants se réveillent terrifiés par des cauchemars, à cause de ce qu’ils ont pu voir. Et les histoires choquantes que leurs amis et leurs proches racontent empirent la situation. »

Leur grand-mère a dit de ses petits-enfants qu’ils avaient des problèmes psychologiques. Leur famille n’a pas été capable de les aider, et cela empire chaque jour.

« J’aimerais trouver quelqu’un qui puisse nous aider à résoudre nos problèmes, de même que les problèmes de cette génération qui souffre de la peur et du traumatisme de la guerre. »

L’accès à l’eau potable est un problème particulier dans le camp, nous a-t-elle dit, en pointant le fait que le très grand nombre de personnes déplacées et les nombreux de camps compliquent la distribution d’eau pour tout le monde. On estime qu’aujourd’hui, il y a 7,6 millions de déplacés internes en Syrie.

Même si le peuple syrien pense aux quatre années de guerre dont ils ne voient toujours pas la fin, l’espoir ne l’a pas quitté.

« Dieu nous aidera »

 Nous avions de bons souvenirs, mais maintenant nous avons tout perdu. J’espère un jour pouvoir retourner chez moi dans mon village, pour me rappeler de bons souvenirs, ne serait-ce que pour une journée. J’aimerais pouvoir revoir mon village juste une heure avant de quitter ce monde. C’est mon plus grand souhait, » a déclaré Um Khaled, même si elle a entendu dire que la majorité des habitations de son quartier, dont la sienne, n’étaient plus que des décombres.

« Dieu va s’occuper de ce problème, et nous offrir une solution »

Islamic Relief travaille dur en Syrie pour aider les personnes, commes Um Khaled, qui ont tout perdu dans ce conflit très brutal. Nous aidons également les réfugiés, en quête de sécurité dans des pays voisins tels que l’Irak, la Jordanie et le Liban.

Le conflit entre dans sa 5ème année, et Islamic Relief a besoin d’un soutien continu pour ses programmes visant à sauver de nombreuses vies syriennes.

Il n’est pas trop tard!
Agissez!